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Apparu récemment dans le débat public, le sort réservé aux jeunes a fait l'objet de deux rapports du député Laurent Wauquiez : l'un sur la santé et la protection sociale des étudiants, l'autre sur les bourses.
Ils montrent tous deux à quel point notre société a cessé de se préoccuper des juniors... quelques mots sur la santé tout d'abord.
Premier constat : les étudiants se considèrent et sont considérés comme des gens en plein santé et négligent ainsi certains soins réguliers comme les soins dentaires et les soins optiques. Ce phénomène est aussi lié à la faiblesse du nombre d'étudiants bénéficiant d'une mutuelle. La sécurité sociale étudiante coûte 189 € par an, à débourser en une fois, ce qui peut déjà être un souci pour certains. Dès qu'il s'agit de payer une mutuelle (et pour avoir un remboursement dentaire/optique, ce sont les plus chères) le porte-monnaie étudiant ne suit plus.
Le rapport de l'assemblée nationale contient trois propositions intéressantes sur le sujet : rattacher tous les étudiants au même régime (même ceux qui travaillent en parralèle), fractionner le paiement de la cotisation de sécurité sociale et instaurer un chèque santé. Ce chèque pourrait correspondre à une visite généraliste / dentiste / ophtalmo, un bilan des vaccinations et une consultation d'addictologie (là, je trouve que L.Wauquiez y va un peu fort quand même !). Personnellement, après avoir fait de nombreuses inscriptions dans l'enseignement supérieur, je n'ai jamais eu le droit à la visite médicale dite « obligatoire ». Personne ne m'a jamais convoquée d'ailleurs.
Mais le rapport ne s'en tient pas là et il insiste sur le mal-être généralisé chez les étudiants. C'est là qu'il devient vraiment intéressant, même s'il suffit de mettre le pied à Bron (un des sites de Lyon II) pour se rendre compte qu'avec un cadre de travail aussi glauque, il y a de quoi déprimer... c'est un des titres du rapport : « des campus universitaires souvent déprimants », auxquels s'ajoutent « des conditions de vie souvent précaires » et « les dysfonctionnement de l'enseignement supérieur », et de passer en revue les taux de suicide (plus hauts que la moyenne nationale) et les taux d'accès aux psychologues (plus bas).
Conclusion du benjamin de l'assemblée : urgence de ne pas attendre et de mettre en contact les services du ministère de l'éducation avec ceux de la santé. C'est vraiment bien mais il y a tant de lettres mortes dans les bureaux administratifs...